Avec Évanescence Industrielle, je parcours les friches et les usines désertées comme un archiviste du temps, attentif aux histoires gravées dans les murs, les machines immobiles et les recoins que la lumière effleure encore.
Dans ces espaces oubliés, je ne vois pas seulement la décrépitude. J’y ressens l’atmosphère, le poids du passé, les émotions suspendues. Une fissure, une tache de rouille, une chaise solitaire ou une porte entrouverte deviennent des fragments de vies, des traces de ce qui fut.
La poussière se mêle au silence, et l’ensemble compose une esthétique où la beauté naît de la disparition. Mes images cherchent à préserver cette mémoire fragile, à raconter l’histoire de ces industries aujourd’hui disparues.
Évanescence Industrielle est un hommage à ce qui s’efface, à ce qui résiste, à ce qui demeure. Mon objectif devient une passerelle entre le passé et le présent, révélant l’invisible avant qu’il ne disparaisse. C’est une trace laissée aux générations futures, mais aussi une question ouverte : que deviendront ces friches industrielles — abandon, restauration, réaffectation ?